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[SLS] Lanceur lourd, travaux lourds!

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3 réponses

  1. Anonyme dit :

    Aucune critique sur le prix de ce programme ? Les 18 milliards de dollars du programme pour la première version c'est-à-dire une demi Saturne V qui consiste juste à faire une navette non réutilisable ?
    Pour information la fusée est appelé par certains la "Senate Launch System" en faisant remarquer que le but c'est d'avoir des emplois et non pas d'explorer le système solaire.

  2. Eric dit :

    Le prix du lanceur SLS a déjà été abordé dans plusieurs de mes articles sur cette fusée, et en effet il est exorbitant… Pour autant, c'est un problème sans réelle solution. Si les USA ne font pas la SLS, alors cela signifie un renoncement pur et simples aux missions hors orbite basse pour au moins quinze ans. C'est ce que fait la Russie, qui n'aura au final qu'une version "heavy" d'Angara 5, qui au grand maximum pourra viser l'orbite lunaire (sans l'atterrissage). Les USA ont fait le pari de (re)lancer la conquête de l'espace avec leur SLS. Elle n'est pas parfaite et je ne suis pas le dernier à le dire, mais elle a le mérite d'exister.
    Votre comparaison avec la "navette non réutilisable" n'a pas vraiment lieu d'être, car les missions dévolues aux deux ne sont vraiment pas identiques (les shuttle n'ont jamais dépassé l'orbite basse, et n'étaient pas prévues pour cela). La comparaison avec Saturn V est par contre plus que jamais d'actualité: on retrouve bien des sites utilisés aux quatre coins des USA et construits pour Saturn être remis au goût du jour pour la SLS.

    Quand aux sénateurs, je rappelais il y a une dizaine de jours à quel point la politique américaine se marche parfois sur la queue (cf les allocations qui baissent pour le "commercial crew"). Toutefois, l'âge de la majorité d'être eux fait qu'ils doivent se rappeler la belle époque ou Apollo faisait travailler 400 000 américains hors sous traitants… La NASA disposait alors de 4% du budget, pour environ 0,5% aujourd'hui (mais les calculs et la CAO se faisaient à la main, ce qui explique beaucoup).

    Pour résumer, SLS est bel et bien un puits sans fond dans lequel on peut jeter autant d'argent qu'il en existe… Mais en dehors des plans de certaines entreprises privées (SpaceX en tête), la SLS reste le programme spatial le plus ambitieux de cette décennie. Plus son vol inaugural est réussi en 2018, plus cette gigantesque entreprise pourra construire une décennie 2020-2030 solide et nous faire rêver.

  3. Eric dit :

    En fait SLS, c'est la fusée des années 1990 que personne n'a eu à cause de l'effondrement du bloc soviétique et du choix de construire l'ISS, projet qui a lui aussi rencontré (et rencontre encore) des montagnes de critiques. Et qui au final est de mon propre point de vue l'une des plus absolues réussites de la conquête spatiale.

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